Le savoir-faire Elemart Robion

De la conduite de la vigne

L’approche culturale

Les vignerons du Domaine Elemart Robion traduisent au plus juste leur philosophie, tout d’abord dans la conduite de la vigne.

Aussi la préservation du bon développement de la vigne, de son état sanitaire, tout comme celle des raisins, et la prévention naturelle des attaques font référence dans leurs choix.

C’est la raison pour laquelle, dès la fin d’hiver, un charrutage et un désherbage manuel vont neutraliser la concurrence que l’herbe peut faire à la vigne et limiter les conséquences des gelées de printemps. Ils favorisent également un enracinement en profondeur, gage d’expression riche du terroir et de minéralité persistante dans les vins à venir.

Par contre, à la fin de la floraison, la pousse d’herbe par enherbement naturel est libérée. La concurrence ainsi générée dirige alors les attaques sur ce végétal et les détourne de la vigne et des raisins.

Des pratiques édifiantes

Il faut ici citer l’apport de matière organique sur les sols, facteur d’une riche vie microbienne. Il est fait de compost produit sur le Domaine pendant 6 mois, à partir de produits naturels et locaux.

Par ailleurs, précision qui a toute son importance, le vignoble reçoit une protection particulière, à base de tisanes, d’extraits de plantes et d’huiles essentielles.

Notons encore l’ébourgeonnage et l’épamprage systématique, en vue de sélectionner les plus belles grappes, en contrôler le nombre, et d’optimiser la concentration aromatique et l’équilibre sucre/acide futurs des jus.

Des soins particuliers

Tout est donc mis au service de la vigne et des raisins qu’elle va produire. A ce titre, les options en matière de taille et de rognage sont elles aussi révélatrices.

Les techniques de taille retenues sont des tailles nobles : « cordon de Royat » et « Chablis ». En effet elles garantissent l’aération des grappes, étalent la pousse de la végétation et participent à la maitrise des rendements. Mûrissement des raisins et concentration aromatique en deviennent ainsi plus riches.

Le rognage, quant à lui, est ici de technique haute, choisie pour son action favorable sur la photosynthèse, et son corollaire, une qualité de vinification supérieure.

Le savoir-faire Elemart Robion

Au rendez-vous de la vendange

Mode de vendange

La récolte des raisins est manuelle, avec recherche d’un potentiel alcool de 10 dégrés pour le pinot Meunier et 10,5 pour le Petit Meslier, Chardonnay et le Pinot Noir.

Ces valeurs, associées à une dégustation des baies avant récolte, vont contribuer à l’équilibre sucre/acide recherché dans les Champagnes, source de gourmandise et d’agréable fraîcheur.

Et la bonne maturité des raisins est également validée par un contrôle de la couleur de leurs pépins.

Tri des raisins

Le tri est sélectif, seuls les raisins sains et beaux étant récoltés puis pressés. Un personnel formé par les maîtres des lieux est affecté à ces tâches.

Il est donc fait tout d’abord par les cueilleurs à la parcelle, sous l’œil exigeant de Thierry Robion.

Et, perfection oblige, les raisins font l’objet d’un second contrôle au vendangeoir, contrôle cette fois-ci supervisé par Eloi, le fils de Thierry.

Pressurage et débourbage

La qualité des Champagnes est directement liée aux possibilités offertes par les différents jus nés de chaque parcelle.

Le pressurage est réalisé sur deux pressoirs, l’un de 2000 kg et l’autre de 4000 kg, pour ainsi récolter les parcelles une par une et différencier chaque « territoire ». Sont retenus alors les seuls jus de la cuvée, cette première presse qui contient en elle le meilleur de la promesse.

Le temps d’attente entre la cueillette et le pressurage est lui inférieur à deux heures, pratique qui évite l’altération des jus et la perte d’arômes de fraicheur.

Enfin le débourbage est statique, par gravitation naturelle. Il dure au minimum 24 heures, à une température  d’environ 16 degrés, en cuve thermorégulée. Là aussi altération des jus et perte d’arômes de fraîcheur sont évités.

Le savoir-faire Elemart Robion

Des jus aux vins, la vinification

Cuverie

La cuverie, où les jus vont se transformer en vins dits tranquilles, est composée de 22 cuves inox thermorégulées d’une contenance de 12, 25, 35 et 50 hectolitres.

Une telle cuverie est adaptée à une vinification parcellaire. Elle permet en effet d’isoler les jus de chaque « territoire », gages de richesses variées d’expression et de créativité.

Fermentation

Des levures indigènes lancent le départ en fermentation, fermentation ensuite alimentée par ensemencement faisant appel à des levures exogènes sélectionnées.

La fermentation malolactique est effectuée, afin de mieux assouplir les vins et les rendre plus gourmands.  Cette fermentation n’altère pas la fraicheur, compte tenu des choix de juste maturité à la vendange, synonyme d’équilibre à venir sucre/acide.

Le soin du vin

Il s’agit ici de décrire comment les vignerons du Domaine cherchent à déplacer en douceur ces vins issus de la seule cuvée, à éviter de les stresser, et à garder intact toutes leurs richesses potentielles.

Pour cela, ils font reposer les vins tranquilles sur lies, en cuves, pendant au minimum quatre mois.

Après ce repos, un seul soutirage est effectué, apportant ainsi plus de complexité aromatique.

Et, pour déplacer les vins en vue de leur assemblage et du tirage, une pompe péristaltique est utilisée, respectant ainsi toute la nature du vin.

Le savoir-faire Elemart Robion

Et le champagne nait

L’assemblage

C’est le grand moment de vérité.  Avec cette palette de vins de la vendange de l’année, associés peut-être, c’est selon leur écoute, avec des vins des années précédentes et dits de réserve, les vignerons vont composer maintenant une partition magique.

Chaque cépage et chaque parcelle livrent alors leur héritage. Une fois, deux fois, trois fois, les vins clairs sont dégustés, évalués et appréciés, qui pour sa fraicheur, qui pour sa gourmandise, qui pour sa structure, tous pour leurs richesses présentes et à venir.

Au juste temps, en fin d’une matinée, quand les papilles s’ouvrent au meilleur, les choix sont faits, collégialement, familialement, nés d’une évidence partagée.

La champagnisation

Les vins assemblés, ensemencés de levures sélectionnées, sont alors mis en flacon. La prise de mousse s’ensuit, elle dure environ 5 semaines et nait ainsi la belle effervescence du Champagne.

Les flacons vont reposer à l’horizontal, sur lattes, pendant au minimum 2 ans, temps béni qui libère sereinement les arômes retenus.

Seul un poignettage va venir troubler ce repos, pratique manuelle essentielle pour remettre les lies en suspension et apporter de la rondeur au Champagne.

La cave est alors son univers réservé, elle abrite le lent et patient développement de toutes les richesses espérées.

Enfin

Au terme convenu, les vignerons vont déguster plusieurs fois ces Champagnes, pour choisir la juste date de leur départ au pays des fêtes, des tables, du plaisir.

Il leur reste à mesurer le dosage, soit l’ajout de cette liqueur secrète qui donne l’équilibre final au Champagne. Ici il est d’un maximum de 4 grammes par litre, qualifiant ainsi extra brut la cuvée et respectant ainsi toute l’expression authentique du terroir.

Enfin, après six mois, c’est le possible voyage vers vous, et … à vous imaginer dégustant notre œuvre, à lire sur votre visage votre émerveillement, à ressentir votre bonheur, c’est la consécration du sens partagé avec vous de toutes les valeurs contenues dans une flûte de Champagne bio Elemart Robion.